L’utopie en bas de chez moi

Récemment, j’ai découvert à la bibliothèque le livre de Rob Hopkins :

MANUEL DE TRANSITION de la dépendance au pétrole à la résilience localeManuel de transition - Rob Hopkins

Un livre au titre austère qui va encore nous plomber le moral sur l’avenir de la planète. Il faut s’intéresser au changement climatique ou au pic pétrolier pour vouloir lire ce livre. Oui je vous le concède. Mais j’ai découvert un esprit enthousiasme, optimiste, plein d’espoir. C’est un manuel, une boîte à outils, divisé en 3 parties qui explique comment passer d’un monde dépendant du pétrole à un monde sans pétrole. Ce livre est un guide pour démarrer son initiative de transition. Si vous voulez entrer en transition, c’est le guide qu’il vous faut. Autrement passez votre chemin. Mais revenons aux concepts développés par Rob Hopkins.

Une société dépendante du pétrole

Oui notre mode de vie est basé sur le pétrole et les énergies fossiles en général. Nous avons besoin d’essence, de gas-oil, de kérosène, de fioul, de gaz ou de charbon pour nous déplacer, nous chauffer, cuisiner, s’habiller (le nylon est fabriqué à partir du pétrole). Combien d’objets en plastique avez-vous autour de vous au moment où vous lisez cet article? On utilise aussi les produits issus du raffinage du pétrole pour l’agriculture, la cosmétique ou les médicaments. Bref, il est difficile d’imaginer une vie sans pétrole.

Même si le pétrole est connu depuis l’antiquité, l’exploitation industrielle ne commence que vers le milieu du 19ème siècle. Et pendant plus de 150 ans, nous avons pu bénéficier d’un pétrole bon marché, à la base de notre mode de vie dans les pays industrialisés. Et c’est là que çà coince selon Rob Hopkins. Les ressources de pétrole ne sont pas infinies. Les spécialistes se déchirent pour savoir si l’on a franchi le pic pétrolier ou non. Les alternatives tels que les gaz de schiste ou le pétrole extrait des sables bitumineux au Canada ne semblent pas être une alternative. Voilà le constat que tire Rob Hopkins : notre société est dépendante du pétrole et nous devons faire sans.

Et le changement climatique?

Aujourd’hui il est difficile de nier le changement climatique. La banquise arctique fond. Le passage du Nord Ouest pourrait être ouvert à la navigation des cargos. Les catastrophes naturelles s’amplifient bien que les scientifiques aient du mal à relier les deux phénomènes. Diminuer les rejets de dioxyde de carbone devient une nécessité.

Le concept de résilience et de transition

Rob Hopkins propose de faire face à la raréfaction du pétrole et au changement climatique en développant des sociétés plus résilientes. Je le cite :

Dans le domaine de l’écologie, le terme résilience fait référence à la capacité d’un écosystème à s’adapter à des événements (chocs) extérieurs et à des changements imposés.

Il propose de relocaliser tout ce qui peut être relocalisable (l’alimentation par exemple), de recréer une économie locale et de rendre les relations entre les régions du monde plus équitables. La réorganisation proviendra de la base. Ainsi chaque région doit choisir ses solutions qui lui semble les plus adaptées. Par exemple, l’agriculture urbaine pourrait être développée en ville. Rob Hopkins imagine développer les réseaux de transport, les réseaux d’énergie, favoriser le recyclage local. Ce mouvement de transition, qui est une initiative citoyenne, est parti de Totnes en Angleterre et s’est répandu à travers le monde. L’initiative existe aussi en France. Votre ville ou votre territoire fait peut-être partie des villes et territoires en transition de France. Ce site regroupe notamment les initiatives de transition en France mais aussi toute les idées développées dans le livre de Rob Hopkins.

Crédit : Rob Hopkins: Transition to a world without oil.French translation by Bernadette Regnier, reviewed by Shadia Ramsahye. Filmed July 2009 at TEDGlobal 2009.

 L’utopie en bas de chez moi?

Il ne suffit pas de changer ses ampoules ou baisser la température des pièces, Rob Hopkins nous pousse à aller plus loin. Il faut passer à l’action et s’acheminer vers un monde sans pétrole. Le mouvement de transition repose sur 4 principes :

  • Vivre en consommant moins d’énergie
  • Augmenter la résilience des territoires
  • Agir collectivement et maintenant
  • Concevoir l’avenir en s’appuyant sur une communauté interconnectée et créative.

Dans ma ville, aucun mouvement de transition ne s’est crée. Mais il existe des AMAP, des circuits courts ou des potagers partagés. Le mouvement des incroyables comestibles est aussi présent. Je cultive mon potager. La création d’une monnaie locale est en discussion. Peut-être faudrait-il prendre mon courage à deux mains et aller voir mes voisins pour échanger des outils ou des ustensiles de cuisine?

Et vous, êtes-vous prêt-e pour une société plus résiliente?

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