Compenser ses émissions carbone

C’était l’une de mes bonnes résolutions de cette année: compenser mes émissions carbone. C’est un sujet délicat car d’un calculateur à l’autre, le résultat peut être très différent ce qui ne rend pas la tâche facile pour connaître avec exactitude son impact écologique. Puis, dans un deuxième temps, il faut compenser ses émissions carbone en choisissant un organisme de compensation sérieux. Mais avant de se dire « Je vais compenser mon empreinte écologique de mon mode de vie », il faut avant tout la réduire.

Étape préalable : réduire au maximum ses émissions carbone

Je le fais depuis 5 ans et c’est efficace. D’après mes derniers calculs, j’émets entre 2 et 3 tonnes équivalent carbone de CO2, Il me faudrait entre 1 planète et 1 planète et demi pour vivre et mon jour de dépassement des capacités de la Terre se situe entre fin novembre et fin février de l’année suivante. Enfin mon empreinte écologique se situe entre 1,5 et 2 hectares. Il ne faut pas se voiler la face, c’est encore trop mais je n sais pas si je pourrais encore faire mieux.

Pour rappel : les Français et les Françaises émettent en moyenne plus de 10 tonnes équivalent CO2 par an, Le jour du dépassement des biocapacités de la planète de la France est le 5 mai de l’année en cours et il faudrait environ 3 planètes pour supporter le mode de vie moyen de chaque habitant·e de la France. Et l’empreinte écologique est de 4,8 hectares. Et bien sûr, ce ne sont que des moyennes.

Il est possible de réduire ses émissions carbone sans revenir à la bougie et voici quelques pistes pour réduire votre impact environnemental :

  • Réduire sa consommation de viande.
  • Privilégier l’alimentation de saison, produite localement et sans produits chimiques ni sous serres chauffées.
  • Limiter ses déchets en évitant les emballages superflus, en compostant ses déchets organiques.
  • Diminuer ses consommations d’énergie (gaz, bois, électricité) en limitant son usage et/ou en faisant des travaux d’isolation de son logement. Acheter de l’énergie verte.
  • Privilégier au maximum les transports doux : la marche, le vélo, les transports en commun, le train. Éviter de prendre l’avion.
  • Opter pour une banque éthique.
  • Privilégier l’achat de seconde main (vêtements, meubles…) et éviter les achats inutiles.
  • Ne plus changer de smartphones, d’ordinateurs, de télévision tous les deux ans. Prolonger la vie de vos appareils en les réparant. Éviter de succomber à l’obsolescence esthétique.

Vous pouvez aussi retrouver de nombreux conseils sur mon blog pour réduire votre empreinte environnementale.

Parenthèse : les petits pas : utiles ou inutiles?

Faire reposer la transition écologique sur les citoyens et les encourager à mettre en place des petits gestes (éteindre la lumière quand on sort d’une pièce, fermer le robinet quand on se brosse les dents…) arrange bien les affaires des gouvernements et des entreprises. Si je ne m’oppose pas à changer de mode de vie et devenir plus écolo, ils ne sont pas suffisants. D’après un rapport du cabinet Carbone4, si tous les citoyen·ne·s adoptaient des gestes éco-responsables significatifs (devenir végétarien, abandonner la voiture…), les émissions de CO2 ne diminueraient que de 25%, très loin des objectifs de l’Accord de Paris.

Les petits pas ne sont pas inutiles et je ne regrette pas de les avoir mis en place tellement j’ai gagné en qualité de vie mais nos dirigeant·e·s et les entreprises doivent faire le part… et vite.

Étape 1 : mesurer ses émissions carbone

Il existe plusieurs calculateurs sur la toile plus ou moins précis. J’en ai choisi deux : Global Footprint Network (il faudra donner une adresse e-mail) et celui de la Fondation Good Planet.

Pour remplir ces questionnaires, vous devrez fournir quelques informations comme votre consommation de viande, la taille de votre logement, votre consommation d’énergie, vos déplacements… Suivant les calculateurs utilisés, les données demandées sont assez différentes. A vous de choisir celui qui vous correspond le mieux.

Étape 2 : compenser ces émissions carbone

Après avoir réduit vos émissions carbone en amont puis estimé votre impact environnemental, il est temps maintenant de les compenser. Pour cela, j’ai sélectionné deux sites : la Fondation Good Planet et Info-compensation-carbone. Le deuxième site propose plusieurs projets dont la fondation Good Planet. Le choix est très vaste. A vous de trouver le ou les projets qui vous correspondent le plus.

Personnellement, j’ai choisi l’organisme PUR project car il propose des projets de compensation en France. Ce projet consiste à planter des arbres dans un système agroécologique grâce au projet PUR Hexagone. Après avoir calculé mes émissions et sachant que le prix du carbone vaut entre 20 et 25€ la tonne (donnée du site Info Compensation Carbone), j’ai donc donné 60€ au projet que j’ai choisi. Ce type de compensation est individuelle et ne donne pas droit à des réductions d’impôts.

Le bilan

La compensation carbone ne doit être utilisé qu’en dernier recours. Si vous ne réduisez pas vos émissions CO2 à la source, cela vous coûtera entre 200 à 300€ par an et par personne. Enfin, donner votre argent pour planter des arbres ou soutenir des projets écologiques n’est pas là pour vous donner bonne conscience. Il ne vous dédouanera pas d’un mode de vie qui n’est pas en accord avec les limites biophysiques de la planète.

Êtes-vous prêt·e à compenser vos émissions carbone?

L’empreinte carbone d’une activité humaine est une mesure des émissions de gaz à effet de serre d’origine anthropique exprimée en équivalent CO2. Elle dépend des activité et des sources d’énergie utilisées. (D’après Wikipédia).

L’empreinte écologique est une estimation de la surface terrestre nécessaire pour subvenir à ses besoins. Elle mesure la pression qu’exerce les êtres humains sur la nature. (D’après Futura Planète).

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