Un an de panier bio : le bilan

Il y a un peu plus d’un an nous avons fait le choix de nous abonner à un panier bio et aujourd’hui il est temps de faire un bilan. Nous sommes toujours aussi enthousiastes et ravis d’aller chercher notre panier chaque semaine. Effectivement, le concept nous a séduit. Il regroupe une association de producteurs de fruits et légumes Bio Loire Océan et deux associations de réinsertion par le travail, les jardins de Cocagne nantais et Aspire. Nous faisons pour ainsi dire d’une pierre deux coups : favoriser l’agriculture biologique, respectueuse de l’environnement (pas de pollution des sols, de l’eau et de l’air) et contribuer à la réinsertion de personnes éloignées du monde du travail.

47 paniers par an

Cette formule présente beaucoup d’avantages. J’avais déjà évoqué la diversité des légumes et des fruits, le point relais à proximité et une livraison presque toute l’année avec des reports possibles. Au fil de l’année, j’ai découvert que je pouvais avoir accès à des produits complémentaires ou transformés comme le jus de pommes, la sauce tomate, les légumes secs ou des aromates. Le tout est livré en limitant les emballages: les cageots sont réutilisés et les produits sont enveloppés dans des sacs en papier. Je crois que j’ai jeté au maximum 4 à 5 films plastiques dans l’année. J’apprécie la commercialisation en circuit court et le regroupement d’une quarantaine de producteurs permettant une grande variété de produits. Comme il y a de nombreux points relais, j’ai pu choisir le plus proche afin d’aller chercher mon panier à vélo.

panier_bio_legumes

Tous les producteurs sont certifiés bio (ou en conversion) mais ils s’imposent des règles plus strictes comme l’utilisation de serres non chauffées ou le maintien de la biodiversité, ce qui est en cohérence avec nos aspirations. Les produits livrés sont frais, de très bonne qualité. J’ai dû composter moins d’une dizaine de fruits ou de légumes en un an et surtout parce que je les avais un peu oubliés dans mon  frigo. La diversité en légumes mais aussi en variétés de légumes est au rendez-vous. D’ailleurs, cette année, j’ai choisi de semer des carottes blanches et des radis multicolores dans mon jardin après les avoir eu dans mon panier. Enfin, j’ai découvert le chou rave que je ne connaissais pas et j’ai même mangé du fenouil et des scorsonères. L’avantage des légumes bios est d’avoir du goût et je trouve que çà passe mieux dans l’assiette. Aujourd’hui j’ai du mal à apprécier un concombre ou une tomate produit en agriculture conventionnelle, même produit localement.

Pour les fruits l’offre est plus restreinte. Il y a essentiellement des producteurs de pommes, de poires et de kiwis. Nous avons eu des fraises et du raisin. Nous sommes donc obligés d’acheter des fruits en complément et nous avons opté en partie pour la libre cueillette. De toute façon, il est très dur de se fournir en fruits bio et locaux. Je cherche encore des producteurs dans la région. Nous avons donc passé l’hiver à manger des pommes, des poires et des kiwis. C’est un peu triste. Et bien détrompez-vous! Avant je ne disposais que de la pomme golden ou elstar du supermarché. Grâce au panier, j’ai goûté à presque une quinzaine de variétés de pommes avec un goût différent à chaque fois. L’hiver n’a pas été monotone. Je crois qu’il serait temps de réintroduire dans les vergers les pommiers anciens.panier_bio_velo

Je sais que pour certains avoir un panier imposé chaque semaine peut être un inconvénient. Cependant nous apprécions ce mode de fonctionnement. Personnellement, je n’aurais jamais acheté certains produits. Le prix des haricots verts, petits pois, fèves frais me décourageait donc je préférais les acheter en boîte ou congelés. Après calcul nous mangeons, sur l’année, au moins une trentaine de légumes différents. En me fournissant dans les supermarchés, j’étais limitée toujours aux même produits et à la même uniformité. Comme je vous l’avais déjà dit, avec chaque panier est fourni un « mesclun d’infos » qui nous donnent des informations sur la structure, des idées recettes ou des zooms sur un produit. Toutes ces informations sont également sur le site internet. C’est peut-être le seul inconvénient réel : disposer d’internet pour pouvoir passer commander et accéder à son compte.

Vous l’avez compris, nous ne sommes pas près à lâcher notre panier même si j’ai des interrogations. Les fruits et les légumes sont produits localement (à moins de 250 kms de mon lieu de résidence) mais il faut les livrer sur Poitiers. Ce transport émet des gaz à effet de serre. J’aimerais que ce type de structure existe dans ma région (et dans les autres) afin d’avoir des produits encore plus locaux pour limiter l’impact écologique. Le transport est le point qui me préoccupe le plus. Cependant comme je vais chercher mon panier à vélo, je ne contribue pas, pour les derniers kilomètres au moins, à l’effet de serre.

Et vous, où vous fournissez-vous en fruits et en légumes?

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9 réflexions au sujet de « Un an de panier bio : le bilan »

  1. Tiph

    Dans mon jardin ! Nous essayons d’être autosuffisants en légumes (c’est quasiment le cas) avec du frais toute l’année grâce à une serre et en fruits mais c’est beaucoup plus difficile car nous habitons dans les Vosges. Le système de paniers est la meilleure alternative au jardin familial. Pour le transport jusque Poitiers, malheureusement à l’heure actuelle, il est difficile de trouver le système idéal ! Il faudrait que davantage de maraîchers s’installent un peu partout et que les habitants du village se fournissent chez eux.

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    1. la marmotte chuchote Auteur de l’article

      C’est fantastique d’être autosuffisant. J’ai agrandi mon jardin cette année mais c’est loin de suffire. Il faut donc que j’aille me fournir ailleurs. Pour les fruits, je crois que c’est un problème récurrent à part peut-être dans le sud de la France. Je ne crois pas qu’il existe un système idéal. Il faut trouver l’arrangement qui nous convient le mieux et encourager la relocalisation de l’alimentation.

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  2. GreenerDaddy (Ju)

    Le marché local …
    J’ai eu l’occasion au travail de faire appel aux jardins de cocagne, mais « l’engagement » n’est pas un modèle qui nous convient a priori, nous n’avons donc pas encore franchi le pas du systeme type AMAP. En tout cas, ton expérience laisse à réfléchir quand même 🙂

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    1. la marmotte chuchote Auteur de l’article

      C’est vrai qu’il faut franchir le pas de l’engagement et de payer d’avance pour un panier dont on ne connaît pas la composition. Le système de panier que nous avons choisi est, je pense, plus souple qu’une AMAP car on peut résilier avec un préavis de 1 mois à tout moment de l’année. Par contre dans une AMAP, d’autres produits (viande, fromage, pain, miel …) sont disponibles. Il faut trouver le système qui est le plus en accord avec nos principes.

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    1. Catherine [la marmotte chuchote] Auteur de l’article

      Bravo à vous pour vos initiatives. J’espère que cette démarche répondra à vos attentes.

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