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Limiter mon empreinte écologique lié au numérique

Le numérique est très présent dans notre vie : pour nos loisirs (jeux), pour communiquer (mails, réseaux sociaux), pour s’informer et apprendre (MOOCs, blogs, réseaux sociaux, sites d’information…), dans notre vie administrative (paiement de factures, impôts), pour commande en ligne… Il est devenu donc très difficile voire impossible de s’en passer.

Souvent on pense que l’usage d’internet est sans conséquence sur l’environnement mais en réalité la plus grande partie de son empreinte écologique est cachée. Nous n’avons pas conscience de la pollution générée et des gaz à effet de serre émis pour pouvoir utiliser ce service. Le numérique consomme beaucoup d’énergie et la demande en énergie est en très forte augmentation (+9% par an), tout simplement pour fabriquer des terminaux numériques. Leur utilisation est tout aussi gourmande. Mais il ne faut pas oublier que pour fabriquer tout cela, il faut aussi des matières premières. Et certaines sont rares. Il y a donc des tensions sur les ressources minières en terme d’approvisionnement qui sont aussi des sources de pollutions et d’émissions de gaz à effet de serre. La faible recyclabilité : de nombreux métaux sont indispensable à la fabrication d’un smartphone, environ 40 et ne permettra pas non plus de subvenir aux besoins de cette industrie. Enfin, il faut savoir que les émissions de gaz à effet de serre du numérique sont d’environ 4% aujourd’hui et augmente rapidement. Donc contrairement aux promesses, le numérique ne diminue pas les émissions carbone globales mais participe activement au changement climatique.

Le numérique regroupe beaucoup de domaines et certains sont beaucoup plus polluants dû à la forte augmentation de leur usage dans la population. Je vais donc détailler les problèmes liés aux smartphones et à la vidéo sur internet.

Le smartphone : une production polluante et un renouvellement trop rapide

Le nombre de smartphones est en croissance constante dans le monde. A chaque nouveau modèle, il y a toujours plus de fonctionnalités et plus de mémoire mais cela entraîne une augmentation de la consommation d’énergie. Mais l’essentiel de la pollution est dû à sa production. Le second problème est l’obsolescence. Vous vous êtes déjà retrouvé face à des difficultés de mises à jour car votre téléphone est ancien ou carrément ne pas pouvoir télécharger de nouvelles applications (un comble quand c’est une appli à vocation écolo!). Enfin le consommateur est aussi responsable de cette obsolescence en voulant bien souvent le dernier modèle à la mode. Regardez les files d’attente à chaque fois qu’un nouveau téléphone Apple sort sur le marché.

Pour aller plus loin : Les smartphones, une empreinte environnementale trop lourde

La vidéo sur internet : l’explosion des usages

Le trafic de données vidéos est en forte augmentation depuis quelques années. 80% des flux de données mondiaux sont des flux vidéos et ils représentent plus de la moitié de l’impact énergétique mondial du numérique et 1/5 des émissions de gaz à effet de serre du numérique. Ces services sont fournis essentiellement par les GAFAM pour plus de 80% du trafic. Regarder une vidéo sur YouTube ou visionner une série sur Netflix est donc extrêmement polluant. Ainsi en 2018, la vidéo a généré autant d’émissions de gaz à effet de serre que l’Espagne, soit 1% des émissions mondiales.

Vers la sobriété numérique

Si les pollutions dus au numérique ne représentent que 4% des émissions des gaz à effet de serre aujourd’hui, son développement rapide pose la question de la soutenabilité de ce système. Il est donc important d’aller vers la sobriété numérique c’est-à-dire acheter des équipements les moins puissants possibles, les renouveler moins souvent et réduire les usages. On croit que le numérique est « green » car on n’a pas conscience que derrière le numérique il existe des infrastructures conséquentes (réseaux, data centers…). La fin de vie de ces objets est aussi problématique : peu de recyclage, perte de métaux précieux…

« Une bonne partie des enjeux environnementaux du numérique n’est donc pas liée à l’usage que l’on en fait, mais en grande partie au volume de matériel produit, à son processus de production, et à sa durée de vie. » Rapport Pour une sobriété numérique, The shift project, 2018

Mes engagements à plus ou moins long terme pour limiter mon empreinte numérique

  • Prolonger la vie de mes équipements numériques (ordinateurs, smartphones…), réparer en cas de panne, acheter d’occasion si ce n’est pas réparable.
  • Ne pas acheter de nouveaux périphériques numériques si je n’en ai pas l’usage.
  • Ne pas recourir aux dispositifs connectés (montres, réfrigérateurs, éclairage connecté, assistants vocaux…).
  • Débrancher mes appareils numériques le soir (télévision, box…), ne pas laisser les appareils en charge plus que nécessaire, utiliser le mode économie d’énergie de mon téléphone.
  • Limiter l’usage de la vidéo au quotidien sur des plateformes comme YouTube, Dailymotion…
  • Regarder les vidéos avec la plus faible résolution possible et non en HD.
  • Ne pas m’abonner à une plateforme de vidéos à la demande type Netflix, Amazon prime…
  • Limiter l’usage de la VOD et préférer regarder un DVD (emprunté à la bibliothèque), regarder la télévision par la TNT plutôt que par la box internet
  • Limiter l’écoute des podcasts en streaming, ne pas écouter de la musique ou des émissions radios via la vidéo.
  • Limiter l’usage du cloud. Retrouver l’usage du papier.
  • Limiter le nombre d’emaisl envoyés, éviter les pièces joints, préférer le format texte, stocker mes e-mails sur l’ordinateur.
  • Se désabonner des newsletters que je ne lis plus.
  • Utiliser les réseaux sociaux de façon consciente et limitée.
  • Utiliser des logiciels libres pour les lutter contre l’obsolescence des systèmes d’exploitation.
  • Repenser le blog et son utilisation pour réduire son empreinte numérique.

Retrouvez mon article Je surfe de manière écologique et éthique pour compléter cet article.

Connaissez-vous votre empreinte numérique? Avez-vous déjà pensé à la réduire?

Sources :

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