Ma petite bibliothèque – Automne 2017

J’aimerai vous parler plus souvent des livres qui passent entre mes mains. Mais tous n’ont pas un lien avec les thèmes que j’aborde sur le blog alors je suis obligée de faire un choix. Aujourd’hui je vous propose deux livres légers aux valeurs positives et qui mettent du baume au cœur (Gounelle, Giordano) et un livre qui aborde un sujet difficile et dont la lecture est un peu ardue (Del Amo).

Le philosophe qui n’était pas sage de Laurent Gounelle

J’ai découvert Laurent Gounelle l’été dernier. Depuis je rattrape mon retard et je dévore chacun de ces romans. Aujourd’hui, je vous présente son troisième roman, Le philosophe qui n’était pas sage.

Suite au décès de sa femme en Amazonie, Sandro part en Amérique du Sud pour se venger de la tribu qu’il juge responsable de sa mort. Aidé par quatre mercenaires, il va petit à petit s’insinuer dans les esprits de cette tribu et transformer leur vie afin qu’elle ressemble à la nôtre en Occident. Il veut les faire souffrir comme lui souffre en leur faisant découvrir la compétition, la consommation, l’envie…

Ce livre est une critique subtile de notre société moderne occidentale. Laurent Gounelle oppose la vision du monde de cette tribu amazonienne proche de la nature à la nôtre, complètement déconnectée de celle-ci. En résumé, ils vivent avec la nature, nous vivons contre la nature. Ce livre est aussi doté d’une pointe d’humour : le comportement des paramilitaires est cocasse surtout celui de leur chef. Les réponses décalées des Indiens sont surprenantes par leur côté presque enfantin. Enfin l’auteur aborde la pleine conscience en décrivant le mode de vie de cette tribu qui ne se préoccupe que de l’instant présent.

Certes l’intrigue est simpliste voire idéaliste et ne plaira pas à tout le monde. Mais je trouve quand même que les livres de Laurent Gounelle sont rafraîchissants et permettent de s’évader quelques heures des mauvaises nouvelles relayées par les médias. Le philosophe qui n’était pas sage ne m’a pas autant passionné que Le jour où j’ai appris à vivre mais si vous avez l’occasion de l’emprunter dans votre bibliothèque, n’hésitez pas.

Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une de Raphaëlle Giordano

La première fois que j’ai entendu parlé de ce livre, c’est par l’intermédiaire de Maryse et Mathilde qui ont ouvert L’Effet Bocal, il y a quelques mois. Je l’avais donc ajouté à ma liste de lecture. Mais vu le succès de ce livre, il a fallu un peu de temps pour pouvoir l’emprunter à la bibliothèque. Mais voilà, c’est fait, je l’ai eu et je l’ai lu.

Voici le résumé : un soir, en rentrant chez elle, Camille a un accident de voiture. A la recherche d’un téléphone pour appeler un dépanneur, elle frappe à la porte de Claude. Mais cet accident de voiture est la goutte d’eau de trop. Camille craque. Est-elle vraiment heureuse? Devant sa détresse, Claude lui propose son aide pour changer de vie. Camille accepte.

Ce roman est un roman qui se veut positif. Raphaëlle Giordano est coach en développement personnel et cela se ressent dans la trame de l’histoire. Par contre, j’ai été déçu par l’écriture et l’intrigue, des plus prévisibles. Mais si je fais abstraction de tout cela, ce livre peut vous permettre de prendre conscience des petites choses de la vie qui sont si importantes et que l’on oublie trop souvent. Il pourra aussi changer (un peu ou beaucoup) votre vision pour profiter de la vie. Typiquement, c’est le genre de livre que je n’aurai pas acheté mais il m’a quand même permis de passer un agréable week-end sans prise de tête.

Règne Animal de Jean-Baptiste Del Amo

Pour finir ma revue d’automne, J’ai lu Règne animal de Jean-Baptiste Del Amo. Ce livre est bien différent de deux premiers. Il retrace la vie d’une ferme toute au long du vingtième siècle. D’une modeste exploitation familiale, elle va devenir une exploitation industrielle de porcs au début des années 80. Découpé en 4 parties, les deux premières se concentrent sur le début de XXème siècle et raconte la vie du père, de la génitrice et de Éléonore, leur vie faite de violence, d’animaux et de leur destin collé à la terre de la ferme. Puis la guerre éclate. Les hommes partent et les femmes les remplacent aux champs. Une fois, la guerre finie. Tout a changé. Les prémices d’une l’exploitation industrielle se dessinent.

Petit saut dans l’histoire, nous retrouvons Éléonore, son fils Henri, ses petits-fils Serge et Joël et les arrières-petits-enfants, Jérôme et Julie-Marie. L’exploitation a bien grandi. L’élevage des porcs avec ses truies et ses vérats, ses salles de maternité et d’engraissage est devenu une entreprise où le rentabilité est le maître-mot. La violence est toujours là, envers les humains et les animaux. Petit à petit, on assiste à la dérive de la famille et de la ferme.

La violence est omniprésente dans ce livre : celle de la génitrice, celle de la guerre de 14, celle des soldats rentrés défigurés … Et cette violence se transmet de génération en génération jusqu’aux petits enfants, Serge et Joël. La violence envers les animaux n’est pas passé sous silence : les truies entravées, les porcelets castrés à vif, les maladies, la saleté font partie du décor. J’ai eu beaucoup de mal pour démarrer ce livre tellement les descriptions sont hyperréalistes. Mais Jean-Baptiste Del Amo décrit très bien la violence des humains qui se transforme en violence envers les animaux, qui ne sont plus considérés comme des êtres vivants. Règne animal est l’histoire de la dérive d’une famille de la campagne du Gers qui reflète la dérive des humains qui veulent à tout pris dominer la nature.

Quelles sont vos lectures et découvertes de cet automne?

Pensez aux bibliothèques, aux boites à livres, à l’achat d’occasion ou au troc pour vous procurer ces livres. Les librairies indépendantes de votre région seront aussi de bons conseils pour l’achat de livres neufs.

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